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Dears Music lovers.

Ceci est la quatrième et dernière partie de mon récit du FIB 2011.

Samedi, c’est Beirut que j’écoute faire ses balances depuis la douche. Je reconnais d’emblée Scenic World, mais aussi Santa fe, une perle issue du prochain album à sortir. Cela me fait mal au coeur, puisque je sais pertinemment que je n’assisterai pas à leur set. En effet, même schéma que la veille: ayant choisi d’aller voir Arctic Monkeys et Primal Scream (toujours au premier rang), je n’irai pas voir Beirut, Bombay Bicycle Club, et Big Audio Dynamite (groupe du guitariste des Clash). Non sérieusement, les programmateurs ont décidé de nous faire pleurer.

Le concert commence avec McEnroe, trop irrelevant pour que je me souvienne d’un quelconque détail.

La suite est déjà plus excitante: Tame Impala. Leur rock psyché a fait l’effet d’un vent de fraîcheur dans la fournaise qu’est le site du festival. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus exceptionnel comme show, mais ces gars, qui transpirent leurs origines australiennes, sont très bon. Ce qui m’a posé problème, c’est qu’il n’y ait pas vraiment de différence entre, écouter leurs chansons via votre iPod dans le métro, et les écouter en live au Festival de Benicassim. Je pensais pouvoir apprécier une chanson aussi délicieuse que Solitude is Bliss, de manière plus amplifiée au moins, eh bien non. On en viendrait presque à se demande où serait l’intérêt d’acheter une place concert, lorsqu’on a déjà acheté l’album.
Tame Impala @ FIB 2011, Benicàssim
L’heure de l’abomination est prononcée à 21h30 avec le groupe Lori Meyers. Il s’agit d’un groupe local, qui à ce que j’ai compris, fort de sa grande popularité en Espagne, commence à tourner assez largement en Europe. Ca se veut rock, ça se veut indie, mais tellement « ça se veut », justement, on bascule dans une espèce de comédie. Et le vice est poussé très loin avec les écrans géants qui diffusent les clips du groupe. Leurs vidéos tapent dans le cliché ET le cucul. Les compos ne sont vraiment pas glorieuses et cela me gêne que le groupe chante en espagnol (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien). Bref, j’ai été proprement affligée par le spectacle.

Malheureusement pour moi, je me suis retrouvée du côté de la fosse où sont concentrés tous les fans les plus fervant de Lori Meyers. Je suis là, on ne peut plus blasée, au beau milieu d’une foule qui s’agite comme s’il s’agissait d’Arctic Monkeys (blasphème). Je n’hésite pas à le leur dire: Lori Meyers c’est rubbish. Tous sourient, ayant l’air de penser que je ne comprends rien à la vie. Et évidemment, lorsque le chanteur décide d’approcher la fosse, il faut qu’il se tienne juste en face de moi. Tous les fans se jettent sur moi pour tenter de l’agripper. Ma situation ne pouvait alors être plus absurde. Quand le set se termine, je ne cache à personne mon soulagement. Je tiens à souligner que certains sont partis, comme si c’était le clou du spectacle, alors qu’il y avait Mumford and Sons, Arctic Monkeys et Primal Scream après! Expérience déconcertante, vraiment.

Lori Meyers @ FIB 2011, Benicàssim
Dieu Merci les choses s’enchaînent avec Mumford and Sons. Comme je l’ai dit, plusieurs personnes autour de moi s’en vont, et cette fois ci, je suis entourée d’anglais. Le set n’est pas encore débuté qu’ils entonnent leurs chansons préférées du groupe, et s’attellent à mettre beaucoup d’ambiance dans la fosse. Je découvre également leur passion le lancer de bière.

Je ne suis pas la plus grande fan du groupe mais j’ai adoré leur set. Le groupe communique beaucoup d’énergie et leur musique est magnifique. J’ai pu imaginer, auparavant, que je m’ennuierais un peu, j’avais tort; pas une seule seconde! D’autant plus que nous avons eu la chance d’écouter deux nouveaux morceaux, dont l’un où l’on retrouve Marcus à la batterie (Lover of the Light). Si ces deux morceaux sont issus du prochain album, alors je peux vous dire que c’était un extrait très prometteur.

Mumford & Sons @ FIB 2011, Benicàssim

Et ce fut le tour d’Arctic Monkeys. Il me semble, dès leur arrivée on stage, que le groupe a beaucoup gagné en nonchalance… Cool! Première chanson: Library Pictures, ma favorite du dernier album; on peut dire qu’elle se transforme en dynamite, jouée en live. Mon dernier concert des monkeys date de 2009, et j’avais été déçue par leur présence scénique. Il s’avère que, ça aussi, ils l’ont travaillée depuis. C’est, selon moi, tout ce qui manquait à ce groupe donc les performances techniques sont très poussées. Soit dit en passant, Matt Helders n’est pas bien loin d’être le meilleur batteur au monde!

Excepté Library Pictures, et peut être aussi Don’t sit down cause I’ve moved your chair, on s’ennuie tout de même un peu lorsque les monkeys nous jouent leur nouvel album. Et pourtant, celui ci rend bien mieux en live. Tant pis, on est déjà largement contenté par les incontournables, Brianstorm, Crying Lightening ou I bet that you look good on the dancefloor. Les monkeys déchaînent la fosse et y prennent un malin plaisir. Au beau milieu de certains morceaux, ils s’arrêtent net, juste le temps de nous faire languir, puis reprennent de plus belle avec une énergie dévastatrice.

Je ne vous cache pas qu’Alex Turner ne m’a jamais laissée indifférente, mais là, le magnétisme ne pourrait être plus fort. Le chanteur charme, joue la carte du sex appeal jusqu’au bout (ça marche), et chacun des membres se plaît à donner l’image d’un véritable branleur.

Quitte à se faire désirer, le groupe effectuera un rappel, chose qu’aucun groupe n’avait fait depuis le début du festival (à ma connaissance).  Un très bon set, clôt par 505, qui, avec cette nouvelle stratégie de communication scénique, est propre à mettre K.O. mes pauvres hormones.
Arctic Monkeys @ FIB 2011, Benicàssim

Le véritable clou de la soirée, et même du festival selon moi, n’est autre que Primal Scream! La grandeur de ce groupe trouve très peu d’égale à mes yeux, dommage qu’elle ne soit pas tant reconnue de tous. La simple vue de « Primal Scream performing Screamadelica » sur les affiches du FIB me faisait frissonner. Autant j’ai longtemps attendu de pouvoir voir les Strokes un jour, Autant pour ce qui est de Primal Scream, cela me semblait inespéré.

On se retrouve largement moins compressé dans la fosse, une fois les Arctic Monkeys partis. Je ne peux que plaindre ceux dont l’ignorance les ont amené à s’en aller. Le set est époustouflant, entre la puissance en live de morceaux d’anthologie tels que Movin on up, et le visuel exceptionnel. Les écrans géants diffusent une série d’images, parmi lesquels l’artwork de Screamadelica, et des mouvements de cercles concentriques qui évoquent les effets du LSD. C’est sans doute la façon la moins controversable pour Bobby Gillespie, de concrétiser son idée du public idéal: un public sous LSD.

Bobby Gillespie, d’ailleurs, est complètement high, ce qui ne l’empêche pas d’assurer le show plus que comme il le faudrait. Il se donne complètement et jusqu’au bout. Il descend même au niveau de la fosse, me donnant l’occasion de l’agripper quelque peu brutalement.

Le show est intense. La guitare, me rend dingue. Loaded m’aura presque achevée, tellement c’était beau. « Benicassim, are you ready to come together? », nous lance Bobby. Et nous communions tous ensemble sur Come together. Je n’en reviens toujours pas du spectacle qui s’offre à moi. Et comme si ce n’était pas suffisant, pas assez jouissif, à mon heureuse surprise, le groupe décide de jouer des morceaux ne figurant pas sur Screamadelica… Les trois dernières chansons du set ne seront autres que Jailbird, Country Girl et Rocks !

Quand on me demandera quel est le meilleur concert auquel j’ai assisté, je répondrai celui ci, sans aucune difficulté.

Primal Scream present Screamadelica @ FIB 2011, Benicàssim
Voilà pour le FIB 2011. J’ose espérer que mon récit vous aura intéressé. L’expérience était démentielle, un beau souvenir que je chérirai très longtemps. Pour le mot de la fin, je vous présente mon top 5 du festival:

1. Primal Scream

2. The Strokes

3. Arctic Monkeys

4. Elbow

5. Crystal Fighters

3ème partie du récit >>

2nde partie du récit >>

1ère partie du récit >>

Introduction >>

With Love. N.S.

Music is what life sounds like. Eric Olson.

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