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Dear Music lovers.

Ceci est la première partie de mon récit du FIB 2011. Vous pourrez en lire l’introduction ici.

FIB 2011, Benicàssim, Camping (CampFIB)

Je prends l’avion le Lundi 11 Juillet au soir, puis le train, et arrive sur le site le lendemain. Pendant le trajet j’ai pu découvrir le magnifique paysage, la Costa Azahar est sublime. Le temps est nuageux à mon arrivée, mais il fait tout de même incroyablement lourd. Tout mon séjour durant, la température avoisine les 30°C, mais Dieu merci, la météo nous épargne toujours par quelques nuages et une petite brise (une petite pluie même à un moment).

Je découvre le camping, les conditions de vie sont spartiates. Chacun plante sa tente un peu n’importe comment, ce qui fait que c’est un peu le chaos. Il fait sous une toile une chaleur infernale, et ce dès le matin donc impossible de s’y éterniser pour une grasse mat’. Les sanitaires vous donne des hauts le coeur à quinze kilomètres, je plains sincèrement ceux donc la tente se trouve à 2m. Le concept de la douche est aussi assez comique: de grands échafauds en métal équipés de jets d’eau (froide, bien sûr!); la douche est donc ouverte en plein air, et commune, tout ce qui peut plaire à une personne pudique.

On aurait du s’y attendre, boissons et nourriture sont hors de prix au sein du camping, forçant la plupart des festivaliers à aller s’approvisionner au Lidl, qui n’est évidemment pas la porte à côté ! Même s’il y a des bus, il faut marcher 20 bonnes minutes avec vos sacs de courses, le mot « corvée » prenait alors tout son sens. Merci la chaleur, la conservation des aliments est précaire et nous sommes condamnés à boire de la bière presque chaude pour la durée du festival.

Les festivaliers sont-ils masochistes? Pas complètement, ils ont simplement accepté que tout ceci fait parti du jeu. Je me considère moi même comme une grande chochotte, un peu trop habituée à un minimum de confort, mais je vous promets que je n’ai aucunement souffert (moralement hein, parce que physiquement, mon corps s’en souvient quand même) de ces conditions, étant donné que le camping se rattrape largement au niveau de l’ambiance.

Autour de moi, que de gens ouverts, accueillants, amicaux, nous festoyons ensemble jusqu’à pas d’heure le soir, échangeons nos iPods et nos coups de coeur musicaux, discutons des festivals et concerts auxquels nous avons déjà assisté, spéculons sur les setlists… Les anglais du nord (facilement reconnaissable à leur accent) et les irlandais sont clairement majoritaires, mais on rencontre des gens d’un peu partout finalement. Mes voisins de tente sont originaires de Suède, d’Italie, d’Australie et de Singapour, rien que ça ! Par contre je rencontre très peu de français.

Autre atout majeur du festival: la plage. Bien que pauvre en vagues, la mer est bonne et reste la meilleure échappatoire à la chaleur écrasante qui règne. Me prélassant sur le sable chaud, je ne peux pas m’empêcher de penser aux parisiens, qui au même moment devaient galérer dans le métro ou affronter la pluie: mon côté sadique.

Une Beach Party est organisée le mercredi 14 avec en DJ Set un membre des Babyshambles (Adam Ficek) et un membre des Libertines, mais… 10 euros l’entrée, et vu le coût de la vie au Camping, je ne voulais même pas connaître le prix des consos. Heureusement, près du site il y a une boîte de nuit: le Harlem. Je choisis cette option comme beaucoup de festivaliers, puisque ce soir là l’entrée y est gratuite. Ce qui est assez drôle c’est que d’ordinaire, l’endroit n’est sans doute fréquenté que par une flopée de clubbers, venus se déhancher sur les dernières bouses commerciales que passerait radio FG. Remplissez ce lieu de fibbers, et il se convertit aux Drums, à Blur, à Vampire Weekend et même aux Smiths. J’ai l’impression d’être au Truskel dans ses meilleures heures.

2nde partie du récit >>

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