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Dear Music lovers.

Nina aime les Strokes énormément. Si je dois commencer par poster une information majeure, ça ne pouvait être que sur eux. L’information a donc pu circuler ici et là: le prochain album des Strokes serait prévu pour mars 2011 (source: Nikolai Fraiture, bassiste du groupe).

  • Pour moi: l’instant nostalgie.

Je ne baigne pas dans l’indie rock depuis toujours. D’abord, à la maison, j’avais le droit soit à de la folk à la Cat Stevens, ou à du Hard Rock à la Deep Purple. Ce n’est pas franchement dégueu’ (comparé à ce qu’écoutait les parents de ma meilleure amie: Sylvie Vartan) mais la dose qu’on m’a prescrite a surpassé de loin ce que j’aurais pu supporter. De plus, j’ai grandi dans une contrée lointaine où, outre le rap de Eminem (ew), on avait le choix musicalement entre: 1. Se négliger au niveau de l’hygiène, se proclamer « peace’n’love et écouter Tryo; 2. Se négliger au niveau de l’hygiène, proclamer « Fuck le système » et écouter System of a Down.

Voilà. Impossible de me positionner dans ce genre de société, et quand on a 14 ans, ce genre de malaise se traduit par la recherche d’une culture qui irait totalement à l’encontre de celle qui nous entoure. Le résultat? Un désastre: je suis devenue une Kogal (je vous laisse googler ça, mais on se moque pas svp), et j’écoutais de la pop japonaise, au secours. Seulement, début des années 2000, le rock renaît (oui parce que précédémment c’était vraiment une époque très rude pour la musique de qualité).

Alors que je tisse des liens avec d’autres adolescents en colo en Aquitaine, l’un deux me prête son baladeur CD avec « Room on fire ». La première chanson que j’ai écoutée a été « The End has no End », coup de foudre immédiat. C’est la fin du délire pré-pubaire et je décide de plonger totalement dans ce nouvel univers. Je suis alors sauvée. A partir des Strokes je découvre les bases et les dérivées de tout ce dont je me nourris aujourd’hui. Vous voyez donc pourquoi l’annonce d’un quatrième album me met dans une véritable euphorie.

  • Pourquoi l’attend-on avec impatience?

Pour moi comme pour nombre d’entre vous, les Strokes ont été une révélation, un symbole… Ils sont le groupe favori de beaucoup, ont influencé énormément d’autres groupes, bon et mauvais (BB rockeurs, vous êtes mauvais), ils sont phare sur la scène de la renaissance du rock durant les années 2000. « Is this it », sorti en 2001 est sacré album de la décennie par le fameux magazine NME, et occupe la 99ème place dans le top 101 des « disques qui ont changé le monde » de Philippe Manoeuvre (dans son livre « Rock’n’Roll : la discothèque idéale »). C’est donc un nouveau coup de génie(s) musical que nous attendons aujourd’hui.

… Et  ce depuis 2007. Près de 4 ans donc que les Strokes marquaient une pause. Celle ci a été mise au profit de projets parallèles des membres du groupe, projets auquels je vous avoue n’avoir accordé que peu d’attention. J’ai vaguement entendu parler de « Como te llama », album solo d’Albert, de la collaboration entre Devendra Banhart/Nick Valensi, de Little joy, le groupe de Fabrizio et de Nikolai sortant également un album solo en tant que « Nickel Eye ». Trop amoureuse du groupe en tant que groupe et désireuse de leur rester fidèle, j’avais décidé de boycotter tout projet parallèle. Finalement, je suis tout de même tombée sous le charme du « Phrazes For The Young » de Julian, arrivé très tardivement par rapport au reste (je vous en parlerai sans doute plus tard).

Ce son à la fois brut/énergique et mélodieux/doux aura été addictif. Pour ma part rien d’autre n’a pu m’apporter les frissons que j’ai ressentis à travers les trois albums, même si quelques groupes ont pu adoucir le manque (Arctic Monkeys, Kasabian,…). Le phénomène Strokes a, de plus, engendré moultes Ersatz, qui au mieux nous auront fait rire (Les Shades et leur cover de Hard to explain), mais surtout nous auront irrités comme il faut (Les plastiscines).

« Bring back the Strokes! », c’était un peu l’esprit général. Et la fameuse tournée, qu’est ce qu’on peut attendre une nouvelle tournée… Je parle pour ceux qui, comme moi, n’ont pu assister à aucun des concerts qu’ils ont donnés en 2010 à travers le monde, en évitant bien soigneusement de passer en France. J’ai tout fait pour assister à Hurricane pour pouvoir les voir mais mes efforts on été vains pour des raisons financières. L’heure est aux spéculations pour ce qui est de la tournée 2011: on les sait prévus pour le FIB (j’y serai), la rumeur les annonce pour Reading,…

  • Pourquoi devrait-on avoir peur?

Le « dernier » album des Strokes, cela paraît déjà effroyable, bien que rien comparé à celle de ne jamais les voir se reformer. Lorsque je me connecte à Gmail, une publicité intempestive continue de me dire qu’il n’y aura pas de quatrième album, je me souviens de l’effet que ça m’avait fait la première fois… Décembre dernier, les inrocks titrent même: « Les Strokes repoussés à… jamais? » Aujourd’hui, l’album serait en cours de mixage (l’info est tombée mi novembre sur le twitter de Julian), mais on n’en connait pas encore le nom (ni la cover même s’il s’est avéré qu’à ce sujet Julian s’est révélé très comique). Étant donné, toutes les péripéties, et le nombre de fois ou sa sortie a été repoussée, on ne peut que penser que l’on joue avec nos nerfs.

Souvenez vous d’ailleurs du mouvement de panique sur la twittosphère lorsque Nikolai était annoncé pour une émission avec Zane Lowe à la BBC (voir)… La plupart pensaient qu’il s’agissait d’annoncer l’avortement du projet Strokes IV. Pourquoi une telle crainte? Toujours du fait des propos que tiennent chacun des membres du groupe. Lors de l’interview de Nikolai en question, il confiait: « We didn’t really break up but we didn’t see each other for a long time. When you get back together there was a lot of weird energy flowing around. There are different dynamics in the group in different ways, » et cette « weird energy » dans mon esprit, cela se traduit par Julian qui fait ses sessions d’enregistrement séparément du reste du groupe.

L’épisode des « projets parallèles » alimente aussi nos inquiétudes. Et si chacun des Strokes, après avoir goûté à une carrière « chacun de son côté », se révélaient préférer cela à la leur existence au sein du groupe? Je ne suis pas vraiment informée du succès qu’ont ainsi connu Nick, Nikolai, Fabrizio et Albert, mais Julian a tout bonnement « crevé l’écran » me semble t il (je parle en tant que fan).

Même si ce sont des Strokes que nous parlons, la déception peut être au rendez vous. Une si longue pause ne peut avoir été sans conséquence sur l’essence originelle du groupe. Exemple, les Arctics Monkeys ont fait un break durant lequel chacun d’eux a pu poursuivre un projet personnel, dont les fameux Last Shadow Puppets de Alex Turner (frontman). La pause a été de courte durée mais Humbug, l’album qui a suivi, a marqué une différence significative avec ce à quoi les fans étaient habitués. Je ne vous dis  pas que cet album a été mauvais (certainement pas!) et que du coup le Strokes IV sera mauvais, je vous dis que rien ne peut être « comme avant » désormais.

***

Un grand flot d’infos/intox et beaucoup d’agitation entourent le sujet. On ne peut pas dire que la bande à Casablancas ne soit pas attendue au tournant. On sait que le nouvel album comportera 10 titres (ce que je trouve trop peu étant donné leur longue absence), et toujours selon Nikolai: « Ce disque sera un retour au son classique. Musicalement, cet album aurait pu être composé entre Room On Fire (2003) et First Impressions Of Earth (2006)« . « Ravi au-delà du possible », Albert avoue à Rolling Stone: « Je suis confiant sur le fait que vous serez aussi excités que nous [par les nouveaux morceaux] ».

Je salive depuis trop longtemps, mais Mars n’est pas si éloigné que ça finalement. C’est pour moi l’évènement musical majeur de cette année 2011. Je le concède, ce post est (trop) long et comporte beaucoup de termes dithyrambiques, alors je remercie ceux qui auront pris la peine de le lire.

With Love. N.S.

 

Modification du Mardi 11 Janvier: Ça y est, Nikolai nous confirme la date de sortie de l’album pour le 22 mars 2011 sur son profil Facebook (voir).

Music is what life sounds like. Eric Olson.

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